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Wikipedia, en particulier le pan en français du projet, attire propagandistes comme chefaillons.

Arbitrage Kõan - Elnon - Rédacteur Tibet

Durant un arbitrage j'ai témoigné comme suit.

L'introduction d'un article laisse le lecteur penser que le servage voire l'esclavage exista au Tibet « jusqu'à la moitié du XXe siècle » (date de l'invasion chinoise), et c'est bien ce qui est exprimé...

... mais il aurait tort de le croire car cette thèse, qui est l'un des arguments avancés par la Chine pour justifier l'entrée de son armée au Tibet (en 1949), est bien loin de faire l'unanimité parmi les experts.

Le sens du terme « servage » ne serait, selon certains d'entre eux, pas pertinent car ne correspondrait pas à la réalité au Tibet durant la première moitié du XXe siècle, après des réformes commencées à la fin du XIXe.

Pour prendre conscience des manipulations on peut par exemple comparer l'introduction de l'article traitant de cette controverse avec celle de son pendant en anglais.

Ce dernier met d'emblée en perspective en tenant compte de tous les avis autorisés, est sourcé, ancien, stable et référencé par de nombreux autres, donc n'est pas un reliquat négligé alors même que l'intensité du débat opposant «pro-Tibet» aux «pro-Chine» est beaucoup plus élevée sur WP anglaise qu'ici.

Note: je (natmaka) ne «professe» aucune idée. Il ne s'agit pour moi que de citer, dans l'article, les sources savantes pertinentes (fournies dans l'article en anglais).

Selon Koan l'article en français "rapporte dans les bonnes proportions", alors qu'en réalité un cortège de non-spécialistes et de citations hors contexte (ou ne rappelant pas le sens prêté aux mots employés par leurs auteurs mêmes) y soutient assertion émise par le tibétologue Goldstein, selon lequel il y avait servage, tandis que les thèses contraires de nombreux autres savants qui ne partagent pas cet avis (Fjeld, Miller, Micheal, Dargyay, Aziz, Coleman, French, Clarke...) sont abusivement données pour minoritaires et pas même résumées (c'est pourtant fait, et façon étayée, dans l'article en anglais).

Cette introduction hausse abusivement une thèse favorable au PC chinois au rang de solide évidence, à peine disputée.

Koan s'en moque et impose son POV. Il décide de ce qui est ou non POV-pushing et selon lui tout va bien ainsi. Sa VF pose, d'autorité, que la controverse est "avant tout un argument politique", cite d'emblée la seule thèse du PC chinois, puis balaie négligemment les "Quelques universitaires occidentaux...".

À mon sens, et c'est l'élément central de mon témoignage, soit l'article en anglais est complètement délirant, soit Koan dégrade Wikipedia français en minimisant le débat universitaire.

La tromperie consiste, d'une part, à taire (ou, au mieux, à chasser de l'introduction) des thèses d'experts, et, d'autre part, à commencer par "jusqu'au milieu du XXe siècle" puis à présenter des avis ne portant pas sur l'ensemble de la période (donc à généraliser abusivement) ainsi que des récits de non-spécialistes. Cela distord car rend compte d'anecdotes (récits de non-spécialistes) en taisant le savoir (analyses de savants), présente l'exception comme s'il s'agissait de la norme et ce qui est local comme si cela décrivait le cas général.

Par ce genre de manipulation on peut écrire que l'esclavage a cours dans la Chine contemporaine: http://english.peopledaily.com.cn/90001/90782/90872/7005212.html, http://www.china.org.cn/china/2011-09/08/content_23378793.htm . Ce serait ridicule et aucun spécialiste ne l'affirme, mais en sélectionnant les citations quasi tout devient possible.

Seuls des savants, après force études et leurs évaluations par leurs pairs, peuvent distinguer l'anecdote du fait représentatif.

Les autres sources citées dans l'intro afin d'étayer l'existence du servage/esclavage "jusqu'au milieu du XXe siècle" sont Tsybikov (dans un ouvrage publié en 1904 donc ne pouvant traiter de la "première moitié du XXe siècle"), Edmund Candler (journaliste, romancier... donc nullement spécialiste, et dans un ouvrage paru en 1905), Bell (vers 1900, lire page 74 de l'ouvrage cité) dont une précision importante « The slavery in the Chumpi valley was of a very mild type. If a slave was not well treated, it was easy for him to escape into Sikkim and British India » n'est bien entendu pas rapportée, David Macdonald (agent commercial... donc pas pertinent et portant au plus tard sur 1925, date de son départ du Tibet), Ngawangthondup Narkyid dont le propos est rapporté plutôt que direct, Heinrich Harrer (alpiniste), Robert W. Ford (opérateur radio), Ngabo Ngawang Jigme (tibétain rallié aux Chinois, ce qui n'est pas précisé), Anna Louise Strong (journaliste maoïste), Alex McKay (qui rapporte une opinion de tiers selon laquelle One (trade agent) recalls "the dominance and brutality of the lamas and officials towards the serf population, que l'article fait sienne), et enfin Katia Buffetrille.

J'ai voulu commencer par rétablir son propos, si manifestement mal restitué. Koan s'y opposa et même le caractère peu neutre de l'article n'est selon Koan pas patent, menaces à l'appui. Koan décide de ce qui est ou non "minoritaire" ou "partisan" (lire le commentaire associé à ce diff). Cela donna lieu à des discussions, Koan noyant le poisson et abandonnant à mesure ses arguties annexes tout en campant sur sa position quant au contenu de l'article.

La dernière source est "l'actuel dalaï-lama" dont les propos rapportés sont:

  • « The relationship between landlord and serf was much milder in Tibet than in China and conditions for the poor were much less harsh »
  • une trouvaille de Koan: un texte du Dalai Lama cité par l'inénarrable Martens (dont il sera ci-après question) qu'il rapporte sans préciser qu'il s'agit d'un propos tenu par Han Suyin (maoïste), seulement cité par le dalai lama. Autrement dit cela place les mots d'une maoïste dans la bouche du dalai lama. Rédacteur Tibet apportera cette utile précision, toutefois l'intro reste en l'état, la politique de la terreur jouant efficacement: on y lit toujours que le dalai lama s'est joint au concert des anecdotes soutenant des théories utiles aux PC chinois.

Ces actions contreviennent aux règles car les articles doivent être écrits de façon à ne pas prendre parti pour un point de vue plutôt qu'un autre. Au contraire, il s'agit de présenter tous les points de vue pertinents.

Cette réponse, par exemple, est caractéristique d'un aspect des abus. Koan écrit « Mme Buffetrille n'est pas la seule source étayant le servage, ni la seule à avoir parlé d'esclavage », ce qui semble étayer l'intro, alors que la lecture des propos de cette spécialiste montre, comme exposé ici, qu'elle considère que « Le mot "esclave" est parfaitement impropre » et qu'elle prend la peine de rappeler que « Le terme de "serfs", appliqué aux paysans, est contesté par certains tibétologues, qui préfèrent celui de "gens du commun" ou "sujets". »

Une discussion n'y changea rien, Koan décidant souverainement que la version précédente "était plus claire" (sans étayer) et appelle "Votre thèse" les propos de cette tibétologue dont je souhaite faire état.

Pis: dans l'article, à présent, les propos de Mme Buffetrille sont rapportés dans la section "Observateurs contemporains soutenant l'existence du servage"

Koan décide, d'autorité, qu'il ne faut pas recréer la "page" Controverse sur le servage au Tibet. Le contenu de cet article, comme exposé ci-devant, révèle l'ampleur des détournements. À sa lecture on comprend que Koan souhaite se débarrasser de son contenu, sourcé et incompatible avec c qu'il défend. Là encore une astuce grossière est à l'oeuvre car dans sa proposition de suppression (plutôt que de fusion) de cet article Koan le contenu de cette page-ci devrait être rapatrié vers une section de l'article principal dédié tout en posant déjà, contre toute évidence, qu'il y a « juste un débat politicien sur la terminologie à utiliser », faisant déjà arbitrairement fi de la controverse d'ordre universitaire. Elnon favorise cette manipulation car écrit « reléguant la controverse post-1959 à la position subalterne qu'elle aurait dû avoir dès le départ ». Nulle autre opinion exprimée ne soutient la proposition de reléguer la controverse universitaire.

Par ailleurs le corps de l'article cite d'emblée, plutôt qu'un tibétologue, un essai (ce n'est pas une communication ou un ouvrage savant) du spécialiste de la Rome antique M. Parenti (est-ce pertinent dans un article traitant du Tibet?). Les éléments "factuels" de son propos sont issus de l'ouvrage de Gelder publié en 1964 intitulé « Timely Rain: Travels in New Tibet  ». Parenti lui-même en convient, lire à ce propos les notes infrapaginales de son document, d'ailleurs dans l'article le chapeau de citation rappelle ce fait.

En résumé Parenti, marxiste et partisan, reprend un récit de voyage d'un auteur non spécialiste très teinté qui rencontra sur place au début des années 1960, donc dans un Tibet occupé, des gens qui lui dirent qu'untel a été battu par des lamas (tout comme en France durant l'Occupation des collabos et contraints tissaient les louanges des Allemands), nul n'en détermine la précision et le degré de représentativité, Parenti tartine le tout du terme "slave" (12 occurrences)... et hop, selon Elnon/Koan ce document est à résumer avant les thèses de spécialistes d'aujourd'hui selon lesquelles il n'y avait pas d'esclavage ni même, selon certains d'entre eux, de "servage".

Il y a mieux car l'opinion citée suivante est celle des Gelder, donc l'origine de la première produite. Hop, voici DEUX opinions (la même, en fait, mais "Un mensonge mille fois répété devient une vérité", air connu).

La source suivante est Pico Iyer, un obscur qui rapporte que le Dalai-Lama utilisait le terme "serf", ce qui n'est pas disputé. En revanche le Dalai Lama relativisa le sens de ce terme (comme précisé dans l'article: «L'actuel dalaï-lama lui-même use du terme de « serf », comme dans ces propos de 1991 : « Les rapports entre le propriétaire et le serf étaient bien plus doux au Tibet qu'en Chine et les conditions des pauvres étaient bien moins dures »19 ou encore dans le livre d'entretiens avec Thomas Laird paru en 2007, où il déclare employer le terme maintenant mais que celui-ci n'était pas usité de son temps au Tibet) et omettre cela rend les propos rapportés trompeurs. Gageons que selon Koan cette citation au sens ainsi distordu ajoute au nombre d'auteurs étayant la thèse du servage jusqu'à "la première moitié du XXe siècle" donc garantit que l'article "rapporte dans les bonnes proportions"...

La source suivante est Pierre Chapoutot, écrivain et alpiniste.

À ce stade aucun spécialiste n'a été cité, alors même que le débat universitaire bien décrit par WP anglais naquit en 1978, concerne plusieurs tibétologues, certains éminents, s'articule autour de la thèse même de Goldstein (seul élément solide de l'introduction) et, comme rapporté par K. Buffetrille, perdure.

C'est ainsi que l'on construit de toutes pièces les dizaines de sources chères à Koan.

Rapporter d'emblée ainsi les propos de non-spécialistes se citant les uns les autres, parfois en distordant, pour faire accroire à un concert d'experts unanimes me semble indigne. Surtout lorsqu'on le fait en raréfiant ou au mieux reléguant des affirmations de certains experts. Vu le sort réservé dans l'intro aux propos de la tibétologue Katia Buffetrille (précisions sourcées vite supprimées) comment citer les autres: Fjeld, Miller, Micheal, Dargyay, Aziz, Coleman, French, Clarke..., qu'il faudra de surcroît parfois adapter en français?

Les historiens professionnels, chercheurs et savants publiés, savent appliquer les principes de l'historiographie. La cueillette de cerises (d'essais et récits de Parenti, Gelder et autres alpinistes...) ici effectuée par des non-experts afin de soutenir une assertion procède, elle, au mieux d'un travail inédit et au pis du POV-pushing.

Avec ce genre de méthode on peut rédiger un article croquignolet Esclavage en France, par exemple grâce à ceci, ceci, ceci, cela... En ce qui concerne le Tibet sur Wikipedia la réécriture de l'histoire du Peuple et de la Grande Libération par la généralisation abusive progresse ainsi, Camarades!

Ces actions contreviennent aux règles car la neutralité de point de vue ne signifie pas qu'il faille présenter nécessairement tous les points de vue existants sur un sujet. Ne doivent l'être que ceux qui sont pertinents, en leur accordant une place proportionnelle à leur importance dans les études sur le sujet et dans un article d'histoire, ou sur un aspect historique, c'est l'avis des historiens à la compétence reconnue sur le sujet qui doit être exposé (donc dans un article traitant du servage au Tibet on peut supposer que des avis de tibétologues, historiens spécialistes de ces questions, ethnologues(...) sont plus pertinents que des récits d'alpinistes, journalistes...

Koan qualifie POV pushing toute critique de ces manipulations ou tentative de rectification, espérant manifestement ainsi pouvoir les rejeter en se contentant de prêter des intentions à qui les propose. Ce représentant autoproclamé de la communauté joue du procès d'opinion.

Dans la même veine Koan comme Elnon s'appuient, pour étayer la thèse d'un esclavage, sur Bell (voir ci-devant: limité à vallée de Chumpi, circonstancié comme de "very mild type", en 1904 plutôt que durant la période d'indépendance du Tibet...) et sur Luciano Petech dont l'ouvrage de référence traite du XVIIIè siècle (son titre, cité dans la biblio de l'article traitant de la controverse, est "China and Tibet in Early Eighteenth Century..." ... deux siècles et demi avant "le milieu du XXe"!) Et hop, tout cela est donné pour étayer la thèse de l'esclavage "jusqu'au milieu du XXe siècle" (rejetée par tous les spécialistes contemporains). Lisons ensemble cette brillante preuve: le terme "household slaves" se trouve dans un segment traitant de 1750 environ (lire page 252). Elnon évoque le savant Toni Huber, "pour lequel servant est un euphémisme pour ces esclaves domestiques", en négligeant de préciser que cet auteur expose cela dans un ouvrage traitant d'un district (Tsari) et non de l'ensemble du Tibet, et qu'il prend soin de préciser que la pratique était "a less frequent and informal one"...

Koan désigne ce qui peut (ou non) prendre place dans l'article. Attention dans les rangs, mieux vaut immédiatement obtempérer car ce Guide Suprême n'aime pas répéter.

Goldstein, le tibétologue avançant la thèse d'un "servage" au Tibet, a publié dans une revue savante qu'Aziz, Dargyay, Miller et Micheal sont « four other researchers », puis a pris soin de leur répondre, au sein du débat dont traite l'article en anglais. Note: Goldstein ne cite que de ces quatre chercheurs car d'autres critiques sont postérieures, cette controverse n'est pas éteinte.

Après publication du plus gros du présent témoignage Elnon jugea bon de résumer à sa façon la controverse universitaire (devenue difficile à tenir sous le boisseau?). Le titre de la section correspondante ne fait état que d'une chercheuse (Beatrice Miller) contredisant Goldstein alors que ce dernier a dès le début des années 1980, dans le document déjà cité, posé lui-même qu'au moins trois autres savants (Aziz, Dargyay et Micheal) en faisaient autant. Seul Goldstein est cité afin d'étayer la thèse du servage "jusqu'au milieu du XXe siècle", tandis que rapidement et de façon durable un nombre croissant d'autres chercheurs la disputèrent, comme Wikipedia en anglais le rappelle, mais l'article en français n'en livre rien. La controverse y est expédiée en tant que "sujet de discussion pour quelques universitaires" (selon l'article en anglais "many academics have questioned the applicability of the concept to Tibet"), donne la première réponse formulée par Goldstein à ses contradicteurs comme sans appel alors que la controverse continua, que Goldstein n'a pas convaincu (« Goldstein agreed to differ on the use of the word "serf" to prevent a terminological discussion ») et que les analyses correspondantes ne sont pas éteintes (Coleman pour lequel "'serf' is a misleading term", Fjeld qui rejeta à son tour en 2003 la conclusion de Goldstein...)

Ces savants doutant de la validité du terme "servage" ne seraient selon Koan "pas de premier plan au point d'avoir une place très importante dans cet article". Il ne daigne pas expliquer, mais pour cet éminent expert de l'évaluation de tibétologues (!) il convient d'appliquer "WP:PROPORTION" de sorte que la thèse de Goldstein soit seule présentée dans l'article, que ses pairs (reconnus tels par Goldstein et auxquels il répond, ce qui entraîna d'autres analyses...) la contestant soient passés sous silence, que comme exposé ci-devant des anecdotes rapportées par Parenti (spécialiste de la Rome antique), alpinistes, journalistes, écrivaillons et opérateurs radio l'emportent sur le débat universitaire contemporain qui ne formerait selon Koan qu'un point de vue mineur.

Par ailleurs Koan écrit à propos du contributeur Rédacteur Tibet (RT) )) « ((il)) a réussi le coup de maintenir pendant 4 ans sa traduction de "servage diffus" au lieu de "servage généralisé" (pervasive serfdom)»

Peut-être est-ce, comme le plaide RT, une erreur. Compte tenu du volume de ses contributions quelques erreurs semblent inévitables.

Si ce genre d'errements doit selon Koan nourrir un arbitrage pourquoi néglige-t-il de mettre en cause Elnon qui n'hésite pas, en une oh combien plus hénaurme distorsion, à utiliser le terme « esclaves » afin de traduire l'anglais « servants »? De la part d'Elnon, agrégation d'anglais en poche, traduire «servants» par «esclaves»... est-ce erreur ou (pour reprendre les termes de l'accusation) "traduction tendancieuse"? Koan s'associe à lui dans cet arbitrage, le couvre de louanges, et proteste de leurs neutralités.

Dans une veine similaire Elnon tenta de censurer une citation du Times.

Cela ne joue bien entendu que dans un seul sens et il rapporte par ailleurs des propos comme s'il s'agissait d'évidences universellement reconnues alors qu'il s'agit d'assertions du PC chinois ou de ses suivants. Les exemples fourmillent (ici, , encore, sans cesse...)

Des articles sont ainsi constellés de propos d'inconnus non spécialistes politiquement plus que teintés voire reprenant fidèlement la propagande du PC chinois, ce qui n'est bien entendu pas précisé dans le texte (rédigé comme s'il s'agissait d'évidences, de faits indisputables).

Dans le même temps lorsque RT cite des tibétologues, spécialistes aux propos pertinents, il se rend selon Koan coupable de "POV-pushing".

Quid d'Elnon, par exemple lorsqu'astucieusement il relègue des informations pertinentes et sourcées de HRW (certes peu respectueuses de la ligne du Parti) grâce à une tartine d'"informations" (en parfait accord avec les thèses du PC chinois) issues d'un "journaliste" inconnu mais donné pour tel par Radio86, organe chinois?

J'ai tenté de faire le ménage et ai été querellé. Elnon plaida que le "journaliste" serait « loin d'être un inconnu (il suffit de taper son nom dans Google pour s'en rendre compte) », confondant Google et Google Scholar (et de pérorer d'importance, de nous assommer de normes usuelles de l'historiographie...). On croit cauchemarder (à cette aune je surclasse ce "journaliste", donc pourrais moi aussi tartiner historiographiquementationateusement?).

Koan adopta d'emblée, déjà (tout cela a près de deux ans), la position d'Elnon et écrivit: «Jean-Paul Desimpelaere et son épouse (ils travaillent ensemble) sont des ressources pertinentes». Ils ne sont pas experts de la question (elle est licenciée en sciences biologiques, il est sauf erreur ingé), ni même experts tout court, ce sont véritablement des inconnus, l'un d'eux a pour seul titre d'être parachuté "journaliste" par un media chinois... et hop, la suprême décision d'Elnon et de Koan rendrait leurs assertions «pertinentes» alors même qu'en la matière il est recommandé de s'en tenir aux sites «appartenant officiellement au sujet», au «blog de grande qualité d’un spécialiste reconnu».

Kirtap éclaira sereinement et j'ai obtenu gain de cause, mais des citations d'obscurs blogomao traînent encore dans divers articles.

Une grande campagne de nettoyage serait nécessaire, mais ce n'est pas celle qu'entreprend Koan. Il préfère assigner ici RT tout en détruisant des articles traitant de tibétologues. Selon ce sage, manifestement, un article encyclopédique traitant du Tibet bénéficie de citations d'obscurs non experts (mais maoïstes, 'tention!) mais pas de ce qu'expriment des spécialistes de la discipline, puisqu'il dispute des propos de savants rapportés par RT, par exemple de la tibétologue qu'il dénonce ici même dans son argumentaire ("personnalités baptisée « tibétologues »"), alors même que depuis des années elle publie des ouvrages savants pertinents, évolue dans le sérail et est citée par ses pairs. Elle n'embrasse il est vrai pas la ligne du Parti. En revanche il déclare le tandem Martens-Desimpelaere "pertinent", et un article traite de cette dernière parce qu'elle a publié. Comme montré Fjeld publia également, mais Koan a décidé qu'elle est "hors critères d'admissibilité" donc demandé et obtenu suppression de l'article... La belle "neutralité" que voilà!

Les abus de ce genre ne manquent pas, consistant également parfois à tenter de discréditer une spécialiste grâce à une blogerie, avec insistance.

D'autre part l'éjection d'éléments ne correspondant pas à la ligne du Parti issus de sources par ailleurs acceptées est pratique commune. Les liens vers YouTube ne sont pas interdits sur Wikipedia (ils y sont nombreux, même en se contentant de dénombrer les utilisations du modèle), celui-ci était pertinent et sa source (France 24) a priori acceptable, et il ne pose pas de problème relevant du droit d'auteur puisqu'il s'agit de la chaîne officielle.

Des auteurs de ces méfaits ont, de surcroît, l'impudence d'attaquer ici RT, le plus actif et réservé des rares contributeurs qui tentent d'endiguer leurs dérives. En bon "tibétanisant" il constitue une proie rentable et facile. Bah!

En ce moment la fête du slip bat son plein. Une précision disparaît, pourtant la maison d'édition est bien « Peking New World Press ». D'ailleurs aucune maison occidentale sérieuse n'a voulu de cet ouvrage (une vomissure, il faut le lire pour le croire, n'hésitez pas à le faire si vous manquez d'occasions de rire), mais ce fait serait d'importance secondaire. Une information pertinente sur les conditions de vie, dûment sourcée, est censurée. Elle ne correspond certes pas à la vision du Parti, tandis que des procès d'intention de Martens et Losurdo, qui ne sont pas experts en matière de Tibet, restent, eux, présents dans l'article: «le gouvernement tibétain en exil a tout intérêt à ce que l'opinion internationale n'ait pas connaissance des conditions sociales...». Une précision d'auteurs quant à la qualité des témoignages qu'ils rapportent disparaît.

Je rappelle, sources à l'appui, que des tibétologues contemporains considèrent qu'il n'y avait pas de servage et Elnon suppose que c'est parce que je "confondrais". Tente-t-il de faire accroire que l'article en anglais (dûment sourcé) est mensonger, ou bien que des spécialistes pertinents ignorent aujourd'hui un développement survenu "durant la première décennie du XXe siècle"?

Je ne plaide pas pour la suppression de maossages (à la source clairement décrite, ce qui vaut d'ailleurs pour toute citation). Toutefois coupes sauvages, distorsions, dissimulation/minimisation d'un aspect important incontestable (ici d'un débat universitaire), cueillette de cerises, citations tronquées ou non pertinentes, pseudos-experts (parfois si manifestement biaisés que c'en est risible), citations croisées données pour autant d'opinions autorisées, amalgames quant à la portée temporelle d'un propos, éjection de propos véritables experts, tir de barrage contre les informations ne participant pas de la ligne du Parti, procès d'intentions et menaces, noyage de poisson (entre autres visant semble-t-il à simuler un dialogue ou à rebuter le potentiel lecteur des discussions)... me semblent intolérables.

Si le CAr se fait exécuteur de la tentative d'intimidation en cours via cet arbitrage ces dérives seront partout imposées.

Commentaire d'arbitre

L'arbitre Racoonish ne retient rien contre Koan et Elnon (« je ne vois pas que l'on ait apporté des éléments nettement probants »). À son sens l'argumentaire cité ne repose sur rien, ou bien ne révèle rien d'anormal.

Arbitrage Kõan - Zhuangzi

Koan usurpe une posture d'expert, de façon autoritaire, et décide du contenu encyclopédique en tronquant et distordant.